Brèves de comptoir
Les membres de l'UDC genevoise, c'est rien qu'une bande de branques. Et c'est même pas nous qui le disons, c'est leur président, Lionel Dugerdil. Qui a lu attentivement le décompte des signatures invalidées au bas de l'initiative du parti «pour une traversée de la rade»: 38,6 % de signatures annulées, trois fois plus que la moyenne pour une initiative cantonale. Une proportion telle qu' elle a fait échouer l'initiative (qui ne méritait d'ailleurs pas mieux), faute de signatures valables. Le parti avait certes fait appel à un mandataires pour lui ramener, en fin de récolte, les signatures qui manquaient, et il les lui a ramenées, avec la même forte proportion de signatures invalides que d'habitude quand on confie une récolte de signatures à une entreprise qu'on paie pour ça, mais celle qu'à choisie l'UDC «n'a pas fait pire que nos militants», soupire Dugerdil. Parce que «chez nous, certains n'ont pas compris qui peut signer. C'est pourtant simple», on peut signer quand on a le droit de vote. Ouais, c'est simple, mais trop compliqué pour le militant udéciste genevois de base. Et l'échec de son initiative, pour l'UDC, «c'est la honte», requiemme son président genevois. Bah, après tout, c'est pas plus la honte que le contenu des textes que le parti fait signer...
L'ancien Conseiller municipal MCG que son parti avait recasé au sein du Conseil de fondation de la Fondetec (Fondation communale pour le développement des emplois et du tissu économique en Ville de Genève), qui avait été condamné par ordonnance à 60 jours-amende à 90 francs avec sursis pour voies de fait, et qui s'était opposé à cette ordonnance et avait donc été traduit devant le Tribunal de police (où il ne s'est pas présenté) a finalement été condamné à 40 jours amende de plus, et à 1400 francs d'amende et 10'000 francs d'indemnités à sa victime, pour tentatives de lésions corporelles simples, calomnie et dénonciations calomnieuses puisqu'il avait non seulement injurié et frappé un collègue du Conseil de fondation, mais l'avait ensuite accusé faus-sement d'avoir commis ce que lui-même avait commis. Son avocat tente maintenant de faire annuler le jugement puisqu'il a été prononcé par défaut, en l'absence du prévenu, qui s'était fait porter pâle. Ce navrant feuilleton pourrait donc continuer. Mais si à chaque épisode le èmecégiste cogneur se prend une peine plus lourde qu'à l'épisode précédent, il va bien y avoir un moment où son avocat va essayer de lui faire comprendre (à supposer que l'avocat l'ait lui-même compris) qu'il faut arrêter les frais et que n'est pas Edmond Dantès qui veut. Surtout sans abbé Faria à l'horizon.
«Le Courrier» a rencontré des loca-taires des 35-43 Bd Carl-Vogt, à Genève, immeubles dont la régie s'est autorisée a résilier les baux de tous les locataires, et où précisément ils s'organisent, avec le soutien de l'Asloca, pour garder leurs logements et leurs commerces. D'entre eux, un octogénaire d'origine portugaise, qui tient un commerce dont il a racheté le fond et rénové l'arcade en y investissant toutes ses économies (plusieurs dizaines de francs), et se désole de devoir envisager de retourner finir ses jours au Portugal après avoir dû fermer son magasin. Il croyait pouvoir couler des jours heureux dans le pays et la ville qu'il avait choisis pour vivre. Il avait oublié que dans ce pays et cette ville ne règnent pas seulement ordre, beauté, luxe calme et volupté, mais aussi propriétaires et régisseurs.


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