Brèves Troubles
Elles étaient grandes et belles, les obsèques de Jean Ziegler, ou plutôt l'hommage que nous lui avons rendu au Temple de Saint-Pierre. Il était plein, le temple, qui fut une cathédrale. Plein de représentants des autorités politi-ques, des représentants de mouve-ments de luttes nationales et socia-les, d'organisations internationales, de personnalités, de militantes et de militants. On a aimé, et souvent applaudi, les interventions de Christina Kitsos, de Micheline Calmy-Rey, de Carlo Sommaruga, de Jean-Luc Mélenchon. Et les chants de Violeta Parra et de Boris Vian. Et après trois heures d'hom-mages, on a chanté l'Internationale, poing levé, dans un lieu où ce chant n'a pas dû souvent résonner, mais où il a bien résonné, accompagné par les grandes orgues, encore frémissantes du «A Toi la gloire» de Haendel. Il se murmure même que le cu...










