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Du bon usage des canicules

  Refaire le monde ou empêcher qu'il se défasse ? En 1921, Charles-Ferdinand Ramuz écrit «Présence de la mort». Un roman apocalyptique, écrit en 1921, qui nous raconte à hauteur du Léman la consumation annoncée du monde. Il ne l'attribue pas à l'activité humaine, mais au rapprochement de la Terre et du soleil. Peu lui importe la cause de la fin d'un monde, c'est cette fin, et ce qu'en vivent les vivants, qui lui importe. Et ce qu'il en écrit est prémonitoire. En exergue du livre, il dit l'avoir écrit «en souvenir d'un été où on a pu croire que ce serait ça». Mais c'était bien ça.  Ramuz écrit dans une langue qui est à lui seul, qui ressemble à une langue parlée mais qui n'est parlée par personne. Son livre est à lire à haute voix, pour qu'on entende cette voix qu'on ne peut entendre qu'ainsi. Il s'ouvre par cette annonce qu'on croirait aujo...

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