Mobilité dans la "Grande Genève" : Décongestionner ou étouffer
Le 27 septembre, à Genève, on votera (le référendum a été rendu obligatoire par le Grand Conseil) sur un crédit de 39,5 millions de francs pour financer des projets transfrontaliers de mobilité avec la France voisine. Le canton financerait à 25% des parkings relais (P+R), des bus à haut niveau de service, le réaménagement d'axes routiers. Pourquoi financer des P+R en France plutôt qu'à Genève ? Parce qu'ils y coûtent cinq fois moins qu'à Genève, pour le même effet. Et sans gaspiller ou bétonner du sol genevois. De toute évidence, et en toute raison, de tels projets bénéficiant directement à Genève, ils devraient recueillir une large majorité des votant.e.s. Sauf qu'un peu de mémoire atténue cet optimisme : en 2014, les Genevois et voises avaient refusé de financer (à raison de trois millions de francs pour 830 places) des P+R en France alors même qu'il s'agissait déjà de réduire le flux automobile frontaliers...





