Brèves de comptoir

 En janvier 2026, le taux de chômage à Genève a passé la barre des 5,0 % et s'est établit à 5,2 % contre 4,7 % un an auparavant. Il a donc atteint le taux le plus haut depuis la période du Covid-19, entre 2020 et 2021. En revanche, le taux d'indemnisation effective des chô-meurs ayant droit à des indemnités est en baisse drastique. Grâce à l'informatique fédérale. ça doit être ça, l'intelligence artificielle.

Pas contente de la Suisse, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, pas contents non plus de la Suisse, les media italiens et l'opinion publique italienne, après la libération sous caution modérée de Jacques Moretti, qui sera resté en zonzon à peine plus longtemps que Sarkozy. L'ambassa-deur italien en Suisse a même été rap-pelé pour consultation, et ne re-viendra en Suisse, assure Meloni, que si une équipe d'enquête commune à la Suisse et à l'Italie était constituée. Le président de la Confédération, Guy Parmelin, soupire: l'Italie ne consi-dère l'action de la Suisse qu'à travers le prisme du droit italien. Le président de la délégation parlemen-taire suisse pour les relations avec l'Italie, Carlo Sommaruga, rappelle que l'Italie, qui a ouvert sa propre procédure pénale puisque des Italiens figurent parmi les victimes de l'incendie, a déjà droit à une entraide judiciaire internationale (comme la France qui a ouvert une «enquête miroir»). Cela rappelé, faudrait pas que les agitations italiennes fassent oublier les lacunes, les incohérences, les incompétences peut-être, de la justice valaisanne dans l'enquête sur la catastrophe: pas d'interpellation immédiate des gérants, pas de perqui-sition chez eux ni à la commune (du moins jusqu'à ce que ses deux responsables successifs de la sécurité soient inculpés). La famille d'une jeune victime vaudoise décédée dans l'incendie demandait la nomination d'un procureur extraordinaire  exté-rieur au canton pour éviter les connivences et les conflits d'intérêt. Quant à la Confédération, son Mi-nistère public considère que les critères pour qu'il soit saisi du dossier ne sont pas remplis. Du coup, le Valais a refusé de dessaisir sa justice du dossier. Le père d'une victime a demandé la récusation de l'ensemble des procu-reures chargées de l'affaire Il dénonce «un nombre inédit de graves man-quements et de graves erreurs, la plupart flagrantes dans la conduite de la procédure«», et faisant «objective-ment douter de la capacité et/ou de la volonté des magistrats concernés à mener leur mission». C'est le Ministère public valaisan qui devra se prononcer sur la demande de récusation de ses représentantes... Comme c'était déàfgà lui qui s'était prononcé sur la nomination d'un procureur extraordinaire. On reste en famille, quoi...

Si l'intelligence artificielle fédérale a fait baisser le nombre de chômeurs indemnisés, l'intelligence artificielle valaisanne, elle, a fait baisser le nom-bre de contrôle incendie dans les établissements accueillant du public : c'est en tout cas ce qu'a déclaré à la Justice l'ancien chef de la sécurité de Crans-Montana, interrogé dans le cadre de l'enquête sur l'incendie du «Constellation»: l'absence de contrôle était due à un problème informatique lié à la mise à jour du logiciel de gestion des inspections: les fichiers étaient introuvables, il était impos-sible de savoir quels lieux avaient été inspectés et quels lieux ne l'avaient pas été. A quoi s'ajoute le fait que les systèmes informatiques de plusieurs polices municipales valaisannes et des pompiers cantonaux étaient aux mains d'un seul homme, un in-formaticien inépendant interpellé et interné dans un hôpital psychiatrique après avoir menacé de balancer des données sensibles dans le dark web et relayé des théories satanistes. Du coup, tous les logiciels qu'il administrait ont été désactivés. Oualà. Des fois, on se demande si la connerie naturelle n'est pas plus forte que l'intelligence arti-ficielle... Et pas seulement en Valais.



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