Déforestation, accaparement des terres, mépris des autochtones : NON à la mise à sac du monde
En Malaisie, au Cameroun, au Zimbabwe, comme dans bien d'autres pays, des communautés autochtones luttant pour leurs droits ont besoin de notre soutien. Face à elles, de puissantes entreprises accaparent leurs terres, avec la complicité, ou grâce à la passivité, des autorités locales et régionales et des gouvernements centraux. Ces communautés se mettent en réseau, s'organisent, se forment, s'informent de leurs droits et informent de leurs luttes. Leurs moyens sont souvent dérisoires : c'est pour les renforcer que le SOLIFONDS les soutient, et nous appelle à en faire autant par son entremise (SOLIFONDS, Quellenstrasse 25, 8005 Zurich - mail@solifonds.ch - www.solifonds.ch - PC 80-7761-7) C'est à la mise à sac du monde que ces communautés autochtones, résistent, c'est de cette résistance que nous avons à être solidaires.
Soutenir la résistance des faibles aux forts, des pauvres aux riches
Au Sarawak, à Bornéo (Malaisie), c'est à la déforestation que les communautés autochtones s'opposent. 90 % des forêts vierges d'un territoire qu'elles couvraient à 90 % en 1960 ont été détruites pour faire place à des plantations de palmiers à huile et d'arbres à croissance rapide -et la déforestation continue : c'est l'habitat naturel de leurs habitants, contraints à abandonner, qui est détruit sans que leurs droits soient respectés. Pour qu'ils le soient, les autochtones manifestent, cartographient, établissent les droits fonciers, agissent en justice (500 conflits entre autochtones et entreprises ou autorités ont été portés devant la justice) , s'organisent (notamment dans l'association SADIA). Ils ont à faire face non seulement aux entreprises qui ravagent leur environnement, mais aussi à des autorités et des politiciens corrompus par l'argent ou leur participations aux entreprises, et à une police qui s'en prend brutalement aux autochtones et procède à des arrestations arbitraires de défenseurs de la forêt et à leur criminalisation. Face à quoi, SADIA se bat pour protéger les droits des autochtones, leurs conditions d'existence et la forêt.
Au Cameroun, ce sont les femmes qui mènent le combat contre l'expansion d'une plantation de caoutchouc de l'entreprise SudCam, qui réduit l'espace des cultures vivrières en s'appuyant sur un accord secret conclu entre l'Etat et l'entreprise, qui produit 80'000 tonnes de caoutchouc par an pour des filiales de multinationales comme Goodyear. Résultat : les terres affectées aux cultures vivrières se réduisent, la faim gagne. Les femmes, qui assurent l'agriculture et la subsistance des familles, se sont organisées au sein d'AFRISH-CEA. Elles exigent de pouvoir rencontrer SudCam et les autorités -qui ne leur accordent aucun appui. Elles prévoient se mener une vaste campagne et de lancer une pétition internationale à l'appui de leurs revendications.
Au Zimbabwe, c'est l'industrie minière qui menace de chasser des familles de chez elles, par exemple la société RioZium à Mutandawme en autorisant l'extraction de cuivre et d'or sur les territoires de leur communauté. D'où pertes de terres agricoles, pollution, atteinte à la souveraineté alimentaire, expulsion d'agriculteurs. Là aussi, la population, résiste, s'organise, intente des actions en justice.
Dans toutes ces luttes, et toutes celles qui le ressemblent dans le monde entier, des communautés et des sociétés résistent à l'accaparement de leurs espaces de vie par de puissantes entreprises. Cette résistance a besoin de notre soutien (SOLIFONDS, Quellenstrasse 25, 8005 Zurich - mail@solifonds.ch - www.solifonds.ch - PC 80-7761-7), parce qu'elle est celle des faibles contre les forts, de la justice contre la soif insatiable du profit, du respect de l'environnement contre sa destruction.
SOLIFONDS, Quellenstrasse 25, 8005 Zurich - mail@solifonds.ch - www.solifonds.ch - PC 80-7761-7



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