Brèves de comptoir

 A la COP 30 de Bélem, au Brésil, en novembre dernier, conférence dont, optimistes, on attendait com-me on l'attendait de toutes les COP l'ayant précédée, des décisions cou-rageuses s'agissant de la lutte contre le réchauffement climatique et de la gestion de ses conséquences, la délégation suisse comprenait un cadre du producteur de pesticide Syngenta et un représentant du syndicat patronal USAM, opposé par principe à tout engagement supplémentaire de la Suisse contre le déréglementa climatique. Public Eeye rappelle que Syngenta «écoule en masse des produits bannis en Suisse et dans l'Union européenne parce qu'ils polluent l'eau, déciment les abeilles et empoisonnent celles et ceux qui les manipulent». Quant à l'USAM, elle s'oppose à l'objectif d'en revenir d'ici 2050 à zéro net émissions CO2 (pas plus d'émissions que de captations) et s'était opposée victorieusement, comme le deman-daient deux de ses composantes (Avernegy et Swissoil) défendant les intérêts des importateurs et négo-ciants en combustibles) à la loi CO2 en 2021. Y'a pas à dire, on est bien défendus. Et Alliance Sud rappelle que si la Suisse a permis de réduire un peu ses émissions de CO2, c'est en utilisant les certificats d'émis-sions carbone -autrement dit, les permis de polluer à l'étranger. Y'en a point comme nous. 

Feuilleton verniolan, trois nouveaux épisodes : 
- D'abord, la Chambre constitution-nelle de la Cour de justice cantonale et, à sa suite, le Conseil d'Etat valident la deuxième élection du Conseil municipal, après l'annulation de la première pour fraude. La Chambre considère que s'il y a vrai-semblablement aussi eu fraude lors de la deuxième élection, elle n'a pas, contrairement à la première, été assez massive pour peser sur les résultats.
- Ensuite, un recours est déposé au Tribunal fédéral contre cette valida-tion. On ne sait pas si le Tribunal fédéral accordera à ce recours un effet suspensif de la validation des résultats par le Conseil d'Etat avant la date de l'installation du nouveau Conseil municipal, le 16 mars. On ne sait donc pas si Vernier aura ou nom au printemps un Conseil municipal.
- Enfin le Tribunal fédéral a admis un recours contre l'élection du Conseil administratif, recours qu'avait rejeté la Cour de Justice. Le TF ne s'est pas prononcé sur le fond, seule-ment sur la forme -le respect du délai de dépôt de ce recours que la Cour cantonale devra donc examiner sur le fond. Sa décision pourra à nouveau faire l'objet d'un recours au TF, si bien qu'on ne sait pas non plus si Vernier aura ou non un Conseil administratif cette année, ou s'il faudra, comme d'hab, appeler Sandrine et Robert pour l'administrer provisoirement. 
Une bonne nouvelle, cependant : une passerelle piétonne et cyclable entre Vernier et Onex va, enfin, être construite, d'ici trois ans. ça fait vingt ans qu'on la projette, elle va coûter quatre fois plus que prévu initia-lement, mais en reliant Aïre aux Evaux, elle pourrait permettre la formation d'un Conseil administratif et d'un Conseil municipal verniolans en exil à Onex, dont les membres pourront rejoindre Vernier à pied. 

La «Tribune de Genève» de vendredi nous rappelle que cette année se tiendra en Amérique du Nord la «plus grande Coupe du Monde 2026 de foot de l'histoire», et que devrait y participer l'Iran, «alors que son régi-me emprisonne et assassine des footballeurs» (et des dizaines de milliers de personnes qui n'en ont rien à foutre du foot, soit dit en passant). L'Iran, «extraordinaire et fascinant pays de football dont le sang bout pour des matches à la folie exubérante». Bonne idée rhétorique, ça, évoquer la folie exhubérante et le sang qui bout en Iran, en ce moment... Du coup l'éditorialiste, responsable de la rubrique sport (on ne lui en demandera donc pas trop, ni sur le fond, ni sur la forme), déplore qu'«au lieu d'assumer une responsabilité morale et sociale, d'incarner une position forte», la coupole mondiale du foot-pognon, la FIFA, «se terre dans le silence». Comme si qui que ce soit attendait autre chose d'elle et de son capo, Infantino, courtisan de Trump. Titre de l'édito: «La FIFA doit prendre position sur l'Iran». Ouais, la Camorra et la Ndrangheta» aussi ?
Foot toujours (on ne s'en lasse pas) : 27 supporters du FC Servette ont été prunés par la Justice par des inter-dictions de périmètre de un à trois ans ou des obligations de se présenter. Ils font partie de deux groupes d'ultras, la «Section Grenat» et les «Plus malins», sanctionnés pour s'être affrontés, alors même qu'ils sont supposés soutenir la même équipe. En outre, un homme a été condamné à deux ans et huit mois de prison, dont un an ferme, et à une peine pécuniaire, pour avoir, en avril 2024, lancé un engin pyro-technique dans le public, et fait trois blessés. Un vrai fan de foot, quoi. 

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