Fonds de tiroir
L'Office cantonal genevois a publié les chiffres des principales langues parlées entre 2020 et 2024 dans un canton où on doit parler à peu près toutes celles qui existent encore. Résultat : 79 % des habitants (75 % en Ville de Genève, 76 % à Vernier) ont le français comme langue prin-cipale, 12 % l'anglais, 9 % le portu-gais, 8 % l'espagnol, 6 % l'italien, 4 % l'espagnol. Par rapport à la période 2015-2020, le français a reculé de deux points, l'allemand, le portugais et l'italien d'un point, l'anglais et l'espagnol n'ont pas bougé. 74% de la population gene-voise était monolingue en 2020-2025 (plus deux points), 6 % plurilingue (le total ne faisant que 80 %, on se demande où sont passés les 20 % qui manque: ils sont nullolingues ?). On n'a pas les chif-fres pour l'arpitan (le savoyard). Pourtant il est toujours parlé, à Genève, autour du 11 décembre, pendant les célébations de l'Esca-lade, et à chaque fois qu'on chante l'hymne officiel de la République, le fameux Cé qué l'aîno...
Il y a un peu plus de six mois, le 1er octobre, était créée la
Caisse gene-voise de l'alimentation, la Calim, en s'inspirant
notamment de l'exemple de celle de Montpellier. C'est la première
à voir le jour en Suisse. Le 22 avril, elle présentait un bilan de
ses six premiers mois d'existence. Un bilan qui dépasse ses
attentes : 344 personnes y cotisent, 316 attendent de pouvoir le
faire. La Calim est donc, constatent ses fondateurs et
fondatrices, sortie du «cercle des convaincus». Son projet :
donner accès à toutes et tous à une nourriture saine, en payant le
juste produit aux producteurs et pro-ductrices. Pour cela,
prélever une cotisation au montant librement fixé dès 20 francs,
et redistribuer en retour à chacun.e l'élquivalent de 150 francs,
versés dans une monnaie numérique (le radis) utilisable dans un
réseau de 22 magasins locaux, étals et «artisans de bouche». Bref,
ceux qui peuvent payer plus que le minimum le font, et ceux qui ne
peuvent payer que le minimum reçoivent plus que ce qu'ils ont
payé. Le 2 mai, la Calim tiendra l'Assemblée générale constitutive
de son association, ce qui devrait per-mettre aux personnes qui
n'en sont pas encore membres d'y adhérer, et devrait lui permettre
à elle de re-cevoir un soutien public ne se limitant pas aux
subventions muni-cipales de 150'000 balles ou radis ou lémans
accordées par les villes de Meyrin et Genève, le canton se
contentant d'une aumône de 5000 balles. Donc, les gens, adhérez !
C'est par là que ça se passe : https://calim-ge.ch/
On salue bien bas les efforts du PLR pour nous convaincre de soutenir l'initiative de l'UDC contre l'im-migration et les accords de libre circulation -initiative dite «10 mil-lions» par référence au nombre d'habitant.e.s que l'UDC a décidé de prétendre (parce que c'est un chiffre rond) que la Suisse pouvait abriter. On a trouvé sur la page Facebook du PLR cette argumentation pataphysi-que de la Conseillère aux Etats fri-bourgeoise Johanna Gapany: «Si l'initiative de l'UDC passe, la Suisse ne serait plus liée au système d'asile de l'UE, elle deviendrait le dernier espoir pour tous les demandeurs d'asile sur notre continent. Une résiliation de l'accord de Dublin permettrait à chaque migrant dont la demande d'asile a été rejetée en Europe d’en déposer une deuxième en Suisse. On recevra 13x plus de demandes d'asile chaque année». Le concours de xénophobie continue entre le PLR et l'UDC. Mais faudrait pas que le PLR se fasse des illusions : il y part perdant... Et puis, franche-ment, on commence à en avoir un peu ras le bonbon de nous entendre annoncer le chaos à chaque fois qu'une initiative déplaisante risque d'être acceptée.


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