Fonds de tiroir
Depuis le 1er juin, les 45 communes genevoises ont de nouveaux et nouvelles maires. Et 23 d'entre elles ont perdu leurs adjoints et adjointes aux Maires, pour gagner, à la place, des Conseiller.e.s administratif.ves. Si on observe les appartenances par-tisanes des nouveaux et nouvelles maires, on constate que les deux tiers (30) d'entre elles et eux n'en revendiquent pas et se disent hors parti. Quant aux quinze autres, on trouve sept PLR, cinq socialistes, quatre centristes et un Vert. On s'autorisera, sectaire comme on est, à féliciter nos camarades Patrick Mützenberg, Maire de Carouge, Salima Moyard, Maire de Lancy, Xhevrie Osmani, Maire de Meyrin, Martin Staub, Maire de Vernier, et surtout (évidemment, parce qu'en plus d'être politiquement sectaire, on a l'esprit de clocher) Christina Kitsos, Maire de Genève. Qui a bien de la chance : elle sera Maire de la Ville où se déroulera la grande manif' contre le G7... Et si ça se trouve, elle sera même sur le tarmac de l'aéroport pour accueillir les potentats du sommet. Parce qu'un, une Maire, tout le monde sait ce que c'est. Même Trump. Un, une prési-dente du Conseil d'Etat, c'est quoi ? Un.e président.e de juridiction administrative, comme en France ?
On (c'est un «on» impersonnel, pas un substitut du «nous») s'inquiète des conditions climatiques dans les-quelles pourraient se tenir les matches du Mondial de foot de juillet prochain au Canada, au Mexique et aux USA: risque de faire très chaud. Bien plus chaud en tout cas qu'en 1994, lors du dernier Mondial organisé aux USA, où on avait déjà relevé un petit 40° sur la pelouse du stade de Pasadena, en Californie. Selon le collectif scienti-fique «World Weather Attribu-tion», qui a examiné les 104 ren-contres prévues, 20 d'entre elles pourraient se dérouler dans des conditions dépassant le seuil à partir duquel le corps humain ne peut plus se refroidir par lui-même. Le collectif note que seules trois des seize enceintes du tournoi sont climatisées, et que les températures pourraient être très élevées non seulement dans les stades, pour les joueurs et les spectateurs, mais aussi à l'extérieur, dans les fan zones. Comme si on ne s'y échauffait pas de toute façon. En tout cas, ça va dissuader les anti-G7 de les squatter pour en faire des villages alternatifs.
«Le G7, ça va coûter cher», a confié le président de la Confédération, Guy Parmelin, au Club de la presse, le 29 mai. Mais pourquoi ça devrait nous coûter cher alors que ça se passe même pas chez nous, qu'on n'y participe pas (sauf pour accueillir les grands et petits chefs à l'aéroport de Genève), et que la France va quand même prendre en charge l'organisation du sommet lui-même, et une partie de la facture de ses à-côtés suisses? Et combien ça va nous coûter, au juste? On sait pas. Tout ce qu'on sait, assure not'bon pré-sident, c'est que «nous seront prêts au moment M sur la plan diplomatique et de la sécurité». Bon, évidemment, «il y a toujours des imprévus de der-nière minute». Genre quoi ? Ben, on sait pas, puisque ce sont des imprévus. Mais pas de panique, on sera prêts quand même. Et «normalement, tout se passera bien». Normalement. Mais s'agissant d'une réunion avec Trump, ça veut dire quoi, «normalement» ?


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