Une initiative pour en finir avec le F-35
Crash test Le 28 avril dernier, une initiative populaire fédérale a été lancée, qui demande à la Confédération de renoncer à l'achat, hors de prix, des avions de combat étasuniens F-35, achat que depuis des années, et en usant de tous les moyens (même légaux), le lobby militaire suisse (le Département de la Défense, ses deux ministres successifs Viola Amherd et Martin Pfister, Armasuisse, les sociétés militaires et les porteurs politiques des valises de tout ce petit monde) a réussi à imposer à ceux qui n'en voulaient pas, et à ceux qui voulaient un autre avion. L'initiative a été lancée par un comité citoyen. Elle n'émane donc, ni son comité de soutien, d'aucun parti politique. Elle représente la seule démarche institutionnelle, le seul crash test, qui peut suspendre l'achat par la Suisse de l'avion de combat étasunien, en redonnant au peuple le droit de se prononcer sur sa pertinence. Et sur celle de compter pour se défendre sur des avions de combat au temps des drones. Téléchargez-la, signez-là, diffusez-là, appelez à la signer (il faut 100'000 signatures valables). Feuilles de signatures disponibles sur
https://www.fichier-pdf.fr/2026/05/13/initiative-non-aux-f-35/
Proférer un sonore "on arrête les conneries"
La livraison des premiers F-35 à la Suisse devrait commencer dans un an, mais l'armée suisse refuse toujours de dire combien, en réalité, va lui coûter ses avions qu'elle a acheté, et commencé de payer, aux USA, alors même qu'on sait que la mise à jour de leur motorisation va les renchérir de 25 %. Pour le Département de la Défense, "les prix des différents appareils relèvent su secret commercial". Mais pour les initiants, et pour nous, le connaître relève d'un droit démocratique : savoir ce que couvre en réalité le crédit que le peuple a accepté en 2020, d'un cheveu (50,1 % des votes) après une campagne d'enfumage digne de la vieille affaires des "Mirages", dans les années soixante.
Chaque F-35 acheté par la Suisse devait, nous assuraient ceux qui ont tout fait pour qu'on en achète le plus possible, coûter 82,5 millions de dollars. Mais on sait déjà qu'il coûtera plus cher. Jusqu'à 25 % de plus. Et donc jusqu'à 105 millions. Pourquoi ? Parce que le constructeur fait payer la mise à jour du moteur du zinc par les bons cons qui ont décidé de l'acheter. Et qui ne peuvent plus négocier le prix -juste acheter un peu moins d'engins (six de moins) que prévu (on en voulait 36 on aurait plus que 30). Faut le comprendre, le fabricant : quand on tient un pigeon comme l'armée suisse, on va pas se gêner pour le plumer. Surtout quand on apprend que, frustré de n'avoir pu acheter autant d'avions qu'il voulait, et de devoir payer plus cher ceux qu'il a reçu les moyens d'acheter, le pigeon envisage d'obtenir 31 milliards supplémentaires pour s'offrir 40 avions de plus (mais cette fois, pas des F-35). Dans une époque qui est désormais celle des drônes, des robots, de la guerre pilotée à distance, on ne se posera pas la question de savoir si, pour un pays aussi petit que la Suisse, il est toujours aussi urgent de se doter de dizaines avions de combat, comme si on était encore en 1940.
Le comité d'initiative "Non aux F-35" reprend le flambeau pour dire l'opposition populaire à un achat, imposé à la suite d'un processus de sélection pour le moins discutable, et finalement ratifié à une majorité microscopique (50,1 %) par le peuple en 2020, après qu'on lui ait assuré que le prix d'achat était fixe... ce qui s'est révélé n'être qu'un pur mensonge.
Sans doute le lancement d'une initiative ni même son aboutissement n'ont aucun effet suspensif mécanique, obligatoire. Mais le choix politique d'une suspension peut-être fait, comme il l'a été en 1992 par l'un des prédécesseurs de Martin Pfister, Kaspar Villiger, qui avait attendu le vote du peuple sur l'initiative "Pour une Suisse sans nouveaux avions de combat" avant de relancer le processus d'achat des F/A-18. C'était, et cela reste, faire le choix du respect d'un processus démocratique, et de donner aux citoyens, dont 80 % désapprouvent l'achat des F-35, la possibilité de proférer un sonore "on arrête les conneries". L'initiative "Non aux F-35" est un moyen de traduire ce mot d'ordre d'évidence en actes.
On peut la signer en téléchargeant la feuille de signatures sur https://www.fichier-pdf.fr/2026/05/13/initiative-non-aux-f-35/



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