Un seul Conseiller fédéral vous manquera, mais rien ne sera dépeuplé.
Succession Guy Parmelin au Conseil fédéral : Valérie Dittli, qui d'autre ?
Guy Parmelin a annoncé vendredi qu'il quitterait le Conseil fédéral à la fin de l'année, au terme de son année de présidence, et au sommet de sa popularité, et sous une avalanche de compliments. Et tous les commentateurs s'interrogent : qui pour lui succéder ? Pour nous, un seul nom s'impose : Valérie Dittli. Elle a tout les atouts nécessaires pour succéder à Guy Parmelin : elle est femme, jeune, à la fois vaudoise et zougoise, et donc romande et alémanique (voilà de quoi calmer les prétentions tudesques tout en satisfaisant les attentes vaudoises). Elle est clairement de droite. Elle est (encore) Conseillère d'Etat, élue par une alliance de droite, contre une candidate socialiste, ce qui a fait basculer la majorité gouvernementale vaudoise à droite. Elle est la fille d'un agriculteur bio (voilà de quoi satisfaire le lobby paysan en même temps que les écolos) et d'une éducatrice sociale (et voilà pour la gauche...), sa soeur est aussi Conseillère d'Etat et le président du Centre, Gerhard Pfister, est un ami de la famille. Elle est juriste et a largement prouvé son interprétation inventive du droit, et du positionnement politique : elle se dit "centriste pure et dure" et proche des Verts libéraux, mais commence son mandat en assistant à toutes les séances du groupe UDC au Grand Conseil, où son propre parti a échoué à être représenté, puis démissionne du Centre pour créer son propre parti, libéral. Un consensus politique à elle toute seule, l'incarnation de la concordance (de droite, d'accord, mais c'est un UDC qu'on va remplacer, non ?). Et en plus, l'expédier à Berne soulagerait les Vaudois. Que demander de plus ? de la compétence ? Mais on s'en fout. Qu'elle ne traîne pas derrière elle assez de casseroles pour une batterie de cuisine ? Mais qu'est-ce que vous avez contre les casseroles ? Valérie Dittli, c'est Jeanne d'Arc. Ou Antigone. Bon, d'accord, elles ont toutes les deux mal fini, mais c'est pour faire image qu'on les évoque... Signez la pétition pour qu'elle soit Conseillère fédérale. Parce que, franchement, qui d'autre ? une banquière genevoise ? le retour de l'UDC zurichoise au gouvernement ?
on la signe et on la renvoie à troubles@infomaniak.ch
Un seul Conseiller fédéral vous manquera, mais rien ne sera dépeuplé.
Guy Parmelin ne sera plus au Conseil fédéral le 1er janvier prochain. Et alors ? Un Conseiller fédéral vous manquera, mais rien ne sera dépeuplé : le 1er janvier prochain, il y aura toujours un Conseil fédéral, il sera toujours formé de sept ministres. Donc cinq de droite. Et on chantera toujours les vertus de la collégialité, comme Parmelin lui-même n'a cessé de faire. Mais c'est chiant, la collégialité (y compris, sans doute, pour ceux qui s'y soumettent), ça vous donne des socialistes qui défendent une politique de droite et des udécistes grimés en centristes.
La sortie prochaine de Guy Parmelin n'a surpris personne. Et qu'il soit, dès sa sortie annoncée, submergé de compliments, est dans l'ordre des rites politiques. Et la course au sac pour sa succession aussi. Il a été le premier romand à s'asseoir sur un siège UDC au Conseil fédéral. Et tant qu'à faire, on ne rechignerait pas à ce qu'il soit le dernier. Sur lui se sont abattues des giboulées de compliments, une sorte de procès en canonisation : il était "simple", "accessible", "populaire", "authentique", "humain"... ses collègues, ils étaient comment ? compliqués, inaccessibles, antipathiques, artificiels, simiesques ? La NZZ dans son éloge politique funèbre du vigneron vaudois écrit qu'"il a pris de l'envergure, même en portant un béret ou une casquette". A quoi tient l'envergure d'un Conseiller fédéral, quand même...
En annonçant qu'il quittera le Conseil fédéral à la fin de son mandat présidentiel, Guy Parmelin a déclaré, comme s'il excusait de partir, que "le feu sacré n'est plus tout à fait sacré"... alors, rallumons-le ! Avec une candidature incandescente. "A part (Céline Amaudruz), on ne voit pas d'autre candidature en Suisse romande" pour succéder à Guy Parmelin au Conseil fédéral, nous écrit "Le Matin Dimanche" de dimanche. Et "l'UDC n'a jusqu'à présent jamais présenté de femmes pour le Conseil fédéral" nous rappelle l'ATS. Et à plus forte raison, aucune romande. Mais si on n'en voit pas d'autre que la banquière genevoise pour succéder à l'agriculteur vaudois, c'est parce que la seule qui pourrait animer un peu cette élection au gouvernement, Valérie Dittli, ne s'est pas (encore) déclarée candidate. Aidons-là, poussons-là à le faire : https://www.fichier-pdf.fr/2026/10/06/petition-dittli/



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